dimanche, septembre 10, 2006

Sarkozy et l'Europe

Revue de presse ce matin; très peu de choses sur le discours de Nicolas Sarkozy à Bruxelles; Libération se fend d'un court article factuel, sans vraiment commenter.
J'ai trouvé Sarkozy excellent; il s'agit d'un ensemble de points de vue et de propositions très concrètes sur l'organisation de l'Europe réduisant à néant ou presque les raisons qui m'ont poussé à voter non au référendum.

Tout d'abord suppression de la stupide et paralysante obligation d'unanimité dont je me demande comment certains parlements ont bien pu la ratifier. Et que le nôtre aurait avalé sans dire ouf s'il n'y avait précisément eu une consultation populaire.
> Doter l'Europe d'une présidence stable et d'un véritable ministre des Affaires Étrangères ( qui deviendrait efficient avec la règle de la majorité contrairement à la version qu'on entendait nous faire voter).

> Définir précisément l'Europe et en particulier ses frontières. Proposition qui me semble basique et pourtant totalement absente du projet précédent.
> Refus clair et argumenté de l'entrée de la Turquie dans l'union mais établissement d'un partenariat privilégié.Etc...

C'est à ma connaissance le premier candidat qui développe de façon aussi précise et concrète (sans tomber dans le "Une Europe plus juste, plus sociale", si vous voyez ce que je veux dire...).
Il est primordial que le débat sur l'Europe soit réellement nourri tout au long de la campagne pour 2007; je ne peux que vous inciter à lire le texte complet de cette intervention. Faites-vous votre propre opinion à partir de celui-ci et non de commentaires lus ou entendus ci et là. Ex: entendu un opposant sur France 2 disant que Sarkozy voulait contourner le suffrage par ce fameux "mini traité" reprenant en fait ce qui avait été refusé par les français. Quand Sarkozy dit-il cela? Voilà comment on désinforme les français.

Ci dessous, quelques extraits arbitrairement choisis de ce discours; version complète sur le blog d'Alceste (sous son commentaire).

"...L'Union fonctionne sur sa vitesse acquise, sans véritable espérance collective. / nos concitoyens veulent une Europe accessible et compréhensible. Et pour cela, son fonctionnement doit être efficace et lisible ; il doit servir les intérêts des Européens ; il doit s'illustrer là où les pouvoirs nationaux et locaux ne peuvent suffire. En un mot, il nous faut imaginer l'Europe là où il le faut, autant qu'il le faut, mais pas plus qu'il ne faut.
...nous savons que, parmi les Etats qui ne se sont pas encore prononcés, plusieurs n’ont aucune intention de le ratifier.
...Ce traité fondamental devra poser clairement ce qu’est l’Europe, ce qui implique notamment de se mettre enfin d’accord sur qui a vocation à rentrer dans l’Union et qui n’a pas vocation à le faire
...j'ai aussi la conviction qu’il nous faut changer la règle de l’unanimité en Europe./...On ne peut pas imposer à un pays ce qu’il ne veut pas. En revanche, je n’accepte pas que celui qui ne veut pas avancer empêche les autres de le faire.
...Le résultat, c'est que les Etats sont autorisés à se livrer à une concurrence fiscale destructrice pour attirer sur leur sol les entreprises en abaissant parfois à zéro le taux de l'impôt sur les sociétés
...La nouvelle Europe doit partir des faits et des réalités pour les organiser, et non chercher à imposer un schéma artificiel qui ne convient à aucun Etat.
...Quelles frontières pour l'Union et quelles relations développer avec nos voisins ?
Il est temps de poser franchement le problème.
...ce grand marché ne sera acceptable pour nous que s'il ne débouche pas sur une dégradation de la qualité des produits et des contrôles...."

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