vendredi, août 18, 2006

Jack Lang, présidentielles, paillettes et mensonges

Lecture hier soir d'un interview de Jack Lang par Claude Askolovitch sur nouvelobs.com. L'ex ministre des paillettes s'y vend avec la force et le désespoir d'un candidat chômeur depuis longtemps et dont c'est la dernière occasion de rencontrer un recruteur.

Ce cri lancé au coeur de la torpeur estivale indique assez bien la donne à gauche et celle de Jack Lang en particulier; angoisse d'être battu lors de la "candidature pour la candidature", franche inquiétude devant la tornade Royal.
Vous pensez que j'exagère? Lisez cet interview et dites-moi pourquoi il éprouve le besoin de mettre en avant avec une vigueur pareille son cursus (j'écrirais presque son CV!) et non ses idées.

Il est probable qu'il ne se fait plus d'illusions quant à ses chances d'être le candidat du PS; mais qu'il vise un portefeuille dans un gouvernement de son camp. Et quelque chose me dit qu'il se verrait bien premier ministre de Ségolène Royal, même si celle-ci a déclaré, donnant des sueurs froides aux "éléphants" qu'elle ne prendrait pas d'hommes du passé. Il est d'ailleurs plus que probable qu'elle sera peu ou prou obligée de composer.

Mais notre Lang national emporté par son enthousiasme n'a pu s'empêcher d'en rajouter en déclarant être monté sur la scène du Festival des Vieilles Charrues et avoir été acclamé par 50 000 personnes au cri de "Jack Président"!

Seulement c'est faux... "Plus le mensonge est gros, plus il de chances de passer", devise bien connue des communistes ne fonctionne plus comme autrefois et le Net a changé la donne. A peine en ligne, l'article donnait lieu à des réactions de lecteurs présents ce jour-là et Laurent Frétigné (Ouest-France) confirmait la réalité du mensonge.
Tous les détails ici.

J'ai le souvenir d'un autre joli mensonge dans des circonstances identiques: à 8 heures du matin, Jack Lang affirmait (sur France Inter) avec la dernière énergie, celle qui fait sa marque de fabrique, sa volonté, sa motivation pour être choisi par les militants comme candidat à la Mairie de Paris. "Je le dis aux français, je le dis aux parisiens, je suis déterminé, j'irai jusqu'au bout", clamait-il en substance.
Moins de 3 heures plus tard, on apprenait par France Info qu'il était nommé ministre de l'éducation nationale du gouvernement Jospin...


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